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Conflits d’intérêts et déontologie des élus : ce que la loi prévoit

📅 27 avril 2026
📢 Communiqués officiels — Prises de position, réactions et informations de l'association Printemps Segréen.
27 avr. 2026
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Conflits d’intérêts et déontologie des élus : ce que la loi prévoit

Un élu municipal ne peut légitimement utiliser sa fonction à des fins personnelles. Ce principe fondamental de la déontologie de la vie publique est consacré par la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, ainsi que par les dispositions du Code général des collectivités territoriales.

Un élu municipal ne peut légitimement utiliser sa fonction à des fins personnelles. Ce principe fondamental de la déontologie de la vie publique est consacré par la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, ainsi que par les dispositions du Code général des collectivités territoriales.

Ce que la loi interdit expressément

Un élu se trouve en situation de conflit d’intérêts lorsqu’il dispose d’un intérêt personnel — direct ou indirect — susceptible de compromettre son impartialité dans l’exercice de ses fonctions. Dans une telle situation, il est tenu de s’abstenir de participer aux délibérations et aux votes correspondants, et de quitter la salle lors de la discussion. Exemples : un élu propriétaire d’un terrain faisant l’objet d’une délibération d’urbanisme favorable, dirigeant d’une association bénéficiaire d’une subvention municipale, ou actionnaire d’une entreprise candidate à un marché public.

Les situations plus difficiles à qualifier

Certaines situations, sans être nécessairement illégales, méritent néanmoins d’être interrogées publiquement : attribution de marchés à des entreprises entretenant des liens informels avec des élus, décisions d’urbanisme valorisant le patrimoine immobilier de proches de la majorité, ou faveurs accordées à des structures liées au réseau politique de l’exécutif.

Les dispositifs de contrôle existants

Les maires et présidents d’EPCI des communes de plus de 20 000 habitants sont soumis à l’obligation de déposer une déclaration d’intérêts et une déclaration de situation patrimoniale auprès de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP). En deçà de ce seuil — ce qui est le cas de Segré-en-Anjou Bleu — cette obligation déclarative ne s’applique pas. La vigilance citoyenne constitue alors un filet de sécurité essentiel.

Référence : loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique ; article L.1111-1-1 du CGCT relatif à la prévention des conflits d’intérêts.

Ce que les citoyens peuvent faire

Surveiller les délibérations d’urbanisme et les attributions de subventions ou de marchés. Vérifier que les élus potentiellement concernés ont bien quitté la salle lors des votes. Signaler au préfet toute situation qui paraît constituer un conflit d’intérêts caractérisé.

À retenir : L’absence d’obligation déclarative pour les communes de moins de 20 000 habitants ne signifie pas l’absence de risques. Elle signifie que la vigilance citoyenne est, dans ce contexte, le principal rempart contre les dérives.